dimanche 7 juin 2009

L’INDEPENDANCE A-T-ELLE ETE UNE VASTE TROMPERIE ?

Depuis le 20 mars 1956, le peuple tunisien vit un calvaire. Un cauchemar grandeur nature hante ses nuits. Les tunisiens vivent depuis cette date dans un tunnel dont ils ne voient pas le bout. Ses enfants, s’ils ont une envie de s’engager en politique pour faire changer les choses, commencent par être maltraités et s’ils sont récalcitrants, ils se feront torturer, arracher les ongles, cracher et pisser dessus, battus, empêcher de dormir, électrifier, traiter en esclaves par un régime politique, pourri, despotique, dictatorial, honnis. Au nom de l’indépendance, le peuple tunisien s’est fait trompé, réduit à la castration morale et intellectuel, par une bande mafieuse organisée au sein d’un soi-disant parti politique dénommé le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD). Ce parti est en fait un ramassis de mafieux, d’analphabètes stupides, de profiteurs, de vaux rien, de oisifs, d’arrivistes, de malfrats, dont le but n’est que de sucer le sang du peuple tunisien, exploiter son labeur, et le museler.
Toute opposition au régime de l’Eat-RCD est terriblement et sauvagement réprimée par une police omniprésente, relativement la plus nombreuse au Monde. Intellectuels comme démocrates, avocats, journalistes, gauchistes ou islamistes, n’ont que deux choix, se taire ou une condamnation à la prison suite à des procès digne de l’Inquisition, rendu par des fonctionnaires à la solde du pouvoir !!!
Les acquis de l’ère bourguibienne s’envolent. Une conception dogmatique, moyenâgeuse, salafiste et rétrograde de l’Islam s’enracine dans une Tunisie jadis pacifiste et tolérante. L’idéal des jeunes n’est plus la recherche des moyens d’accès à la science et la maîtrise de la technologie, la recherche d’un travail et l’amélioration de leur niveau de vie, mais comment rejoindre la nébuleuse terroriste islamiste et attaquer la glorieuse armée américaine qui lutte courageusement contre les terroristes ennemis de la démocratie en Irak et en Afghanistan.
Le peuple tunisien s’appauvrit et sa classe moyenne s’endette. Une mafia s’enrichit par des commerces parallèles au détriment de l’économie nationale en évitant, par des passe-droits, de payer les taxes douanières. La privatisation des sociétés nationales, qui n’est en fait qu’un bradage au dinar symbolique, se fait au bénéfice exclusif du clan au pouvoir. Le chômage s’aggrave, les jeunes, dépourvu de tout idéal, plongent dans le désespoir et la dépression. Les suicides sont en nette augmentation. L’horizon des nouvelles générations est bouché, l’immigration demeure le seul rêve d’une jeunesse diplômée et désoeuvrée.
Cinquante années après la fin du Protectorat français, les jeunes tunisiens regrettent amèrement la Tunisie française. Ils regrettent le décret de 1927 qui permettait à tout tunisien qui le demandait de se faire naturaliser français. Ils en veulent à Bourguiba pour avoir combattu ce décret et la naturalisation, qui prédentait-il aller faire des tunisiens des français et des mécréants !!!! Qui croit à ces sornettes aujourd’hui ? L’un des plus beaux rêves de chaque jeune tunisien n’est-il pas aujourd’hui de se faire naturaliser français ? Finalement pour les jeunes tunisiens, la Tunisie indépendante et autonome s’est avérée, une vaste tromperie dont l’objectif principal est de permettre à une bande mafieuse de s’emparer de la Tunisie et d’en faire son fonds de commerce. Les libertés publiques et privées étaient mieux assurées du temps du protectorat français et une relative démocratie s’ancrait lentement mais sûrement. L’essor économique était profitable à l’ensemble de la population. La spécificité religieuse et intellectuelle des tunisiens était respectée.
Aujourd’hui, face à la misère, au chômage, aux privations de toute sortes, à la répression et au mépris policier, ces jeunes qui font la queue une journée entière devant le consulat français à Tunis pour quémander un visa de pseudo-tourisme doivent méditer sur le bonheur d’être tunisien dans une Tunisie indépendante, démocratique à la manière RCD !!!!

Kamel CHAABOUNI
Bouladhyab, le 15/05/2005

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